Découvrez le témoignage du skipper professionnel, Gilles Lamiré. Il nous raconte son parcours !

Bonjour à toutes et à tous,

Le bonheur est dans le près … du près, du près, encore du près (*). Les conditions sont toujours aussi changeantes et Gilles se démène pour ne pas se faire bloquer par une bulle sans vent. Il faut être à 200% sur la marche du bateau, barrer aux pennons(**) et régler les voiles 24h sur 24. Dans le petit temps, les pilotes automatiques n’ont pas la réactivité humaine, il est donc impensable de lui confier la tâche, tout particulièrement alors que l’on est en tête.

Il reste encore 800 milles avant le coup de canon salvateur ! Mais Big Apple ne s’offre pas si facilement et la course réserve une dernière difficulté de taille : une bulle anticyclonique à l’air de vouloir s’installer juste devant la ligne d’ici quelques jours. Du côté de la cellule de routage, on est aussi sur le pont en permanence … placer les virements de bord au mille près pour bénéficier du meilleur vent possible, au meilleur angle possible,
S’il y eu un temps où le repos était possible, il n’en est plus question maintenant…

(*) nom de l’allure consistant pour le bateau à remonter le plus proche possible de l’axe du vent.
(**) outil de réglage fin sur les voiles pour obtenir une efficience maximale.